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3615 Alexis Le Parizinzin

Pâte à pain deviendra guetteba. Ou pas.

Posté par dans Articles le 12 mars 2006

baguette de pain made in moi chatougri le tout puissant et beau
Ces dernières semaines, le PSG a été sujet à moultes spéculations et histoirettes. Ce qu’il en ressort au final c’est qu’il demeure mollasson et qu’on se demande si son futur est oui ou non de se défaire de l’impuissance chronique dont il est victime chaque année.

N’en déplaise à certains, c’est avec Vahid que le Paris Saint-Germain a pour la dernière fois obtenu de véritables bons résultats, avec la 2ème place et la Ligue des Champions qu’on connait; et qu’on a vu passer comme un courant d’air tant le monde entier semblait s’opposer à notre dictateur bien-aimé en exigeant son départ (à 3,5 millions d’euros) 6 mois plus tard. Un Halilhodzic par la suite remplacé par Fournier, lui-même remplacé par Lacombe, avec entre temps un changement de Président et de directeur sportif, d’état d’esprit également, avec le spectre du laxisme et de la starlettification qui a fini par pointer à nouveau le bout de son nez. A l’heure actuelle on se retrouve avec Dhorasoo qui rentre chez lui à la mi-temps de Nantes-PSG pour ne pas rater « Sans Aucun Doute » , Rodriguez qui imite son compère poilu une semaine plus tard en rentrant directement aux vestiaires lors de PSG-OM, Bueno qui exige d’être titulaire et finit écarté du groupe en compagnie de son compère sud-américain… Elle est loin l’équipe du juste-après-Perpère faite d’une quinzaine d’individus qui faisaient un parcours de champion en se contentant de jouer au football. Elle est loin.

On est en effet passé soudain d’une équipe « de troisième choix » (mais efficace), à en croire Vahid au début de son règne en 2003, à une équipe « qui vise le titre », comme le disait feu José-Karl Pierre-Fanfan en 2004 avant son exclusion vers l’Écosse un an plus tard, après un mois de mai 2005 où le PSG a pu tirer le fier constat de que il aura été à la hauteur non pas de ses ambitions mais de son état d’esprit merdeux tout au long de la saison qui s’achevait alors. Jose-Karl aux Rangers (où on ne veut plus de lui aujourd’hui soit dit en passant), tout comme Paul Le Guen il y a peu; l’ancien joueur du PSG et ex-entraîneur de Lyon a en effet rejoint le club de Glasgow après avoir refusé un orgasme aux milliards de supporters Parisiens qui se touchaient la nouille sur lui l’été dernier, dans les temps où Francis Graille était jeté à la poubelle après son ami Vahid, où Pierre Blayau faisait son apparition sous l’obscur statut de « président bénévole », où Jean-Michel Moutier était en cuisine pour nous concocter une équipe « qui vise le titre » malgré un dernier exercice calamiteux des rouge et bleu et où notre sacré Lolo-Ken se la jouait survivant en étant maintenu pour assurer plus que l’intérim. Sont arrivés les Kalou, Dhorasoo et consors et, en août 2005, nous bandions pour la première fois depuis des lustres en voyant le PSG offrir un bon et beau jeu ponctué de victoires et tt et tt.

Jean Michel Moutier nous a cuisiné une délicieuse équipe
JMM s’est décarquassé pour nous cuisiner une belle équipe… mais fourrée à quoi ?

Mais au fil des mois tout a fini par se ramollir, tant au PSG que dans nos sous-vêtements. L’équipe a eu de plus en plus de mal à engranger les points mais surtout les buts, avec des matchs qui laissaient de plus en plus planer le doute du retour de la méforme annuelle des Parisiens. On s’est dit que c’était dommage, que le PSG avait bien commencé la saison et qu’il était fatigué, que ça allait peut-être repartir. Puis en voyant que ça s’améliorait pas franchement on a fini par se dire que peut-être ce bon début de saison était dû au fait que le PSG avait bien joué contre les derniers du championnat, et que contre les « gros », il était impuissant. Puis en décembre Fournier s’est fait renvoyer et a été remplacé par Lacombe sans qu’on comprenne vraiment pourquoi. On est passé de l’espoir à la suspicion, et aujourd’hui on en est revenu au désabus. En fait on a cru que la cuisson avait fini par prendre, que le PSG était devenu une belle baguette, qu’il ne lui restait plus qu’à devenir une prospère Campaillette. Mais au final on a relativement pris conscience du fait que le PSG était resté tout le long au stade de la pâte à pain. Encore mou, encore potentiellement bon; encore dans le pétrin, et ce serait pour ça que Blayau aurait décidé de remplacer Lolo l’apprenti par un boulanger expérimenté. C’est ainsi que Guytou a mis les mains en dedans ce pétrin dans lequel beaucoup balancent leurs étrons verbaux, accouchent de leurs actes tragicomiques, vident leurs bidons de Mr Propre senteur lavande, …

Qu’on se le dise, le PSG se fait encore et toujours entuber; et si ce n’est pas par ce qu’il accuse, ce n’est pas non plus par ceux qui l’accusent, car indirectement, que lui se plaigne ou qu’on se plaigne de lui, ce ne sont pas les simples faits qui provoquent quoi que ce soit mais le fait qu’on en fasse des tempêtes dans des verres d’eau, avec les conséquences qui en découlent, la mauvaise foi ou la connerie dans toutes les bouches, la pression puis la dépression dans toutes les têtes, la déstabilisation aérodynamique de la coupe de cheveux de Mbami, l’imbécilité dans le crâne de Gilles Veissière au micro de Canal + devant Strasbourg-Ajaccio, le… bon j’arrête, en plus ça devient incompréhensible ce que je dis. Ce qu’il en est, c’est que le PSG demeure un club où l’extra-sportif régit trop de choses. Et par exemple quand on s’appelle Paul Le Guen, qu’on est un jeune entraîneur triple-champion de France et qu’on veut garder un beau Curriculum Vitae, on ne veut pas l’entâcher en s’ajoutant à la longue liste d’hommes de toutes castes ayant tenté de faire quelque chose avec le club de la capitale. Non, quand on vient à Paris, c’est qu’on croit encore au mythe du grand club, ou alors c’est qu’on a le goût du risque, une moustache, une grosse teub voix habituée à gueuler, et un goût prononcé pour le sadomasochisme journalistico-footballistico-piedroidebernarmendico-crisehivernalique rémunéré.

Paul le Rangers
Paul le Rangers. Pauleu Rangers. Power Ra… enfin vous avez compris.

En attendant que Daniel Hechter ou un marchand d’armes lassé de la Transnitrie se paie le club à coups de millions ou milliards histoire de tout raser et tout recommencer, on a plus qu’à se consoler en déversant notre mal de tendresse dans l’achat de nounours ou strings PSG, de montres à quartz bleues et rouges ou de pin’s Pierre-Michel Pauleta. Atténuer notre peine on peut, en achetant des produits dérivés PSG pour faire des dons à ce club d’encéphalo-paraplégiques, ou bien en se disant que Pape Diouf est le seul homme capable de décrédibiliser le PSG en lui volant sa pôle position dans le ridicule. Mais tout cela reste ambigu, surtout quand Pape finit par avoir de quoi donner raison à sa démarche d’enfant de 5 ans en ramenant un résultat du Parc des Princes où il avait envoyé une équipe expérimentée de par les seuls Delfim et Gimenez, le reste des olympiens affichant une moyenne d’à peine 20 ans d’âge et de 2 matchs en Ligue 1.

Une semaine plus tard, le PSG s’est déplacé en Lorraine pour jouer contre Nancy. Une feu grande équipe rencontrant un promu qui se maintient avec succès en Ligue 1; résultat, match nul, avec une équipe de l’ASNL qui a failli tuer le match. Le PSG a dormi durant 80% du match tandis que son vis-à-vis s’est bien débrouillé et s’en félicite, même s’il aurait pu espérer davantage.
C’est peut-être ça la réalité du football actuel. Il y a les champions, il y a les relégués, et entre les deux un ventre mou où se croisent les équipes faites d’anonymes capables de rentrer sur un terrain en ne pensant qu’à jouer au football, et les équipes qui ont perdu leur grandeur d’antan et qui n’arrivent plus à rien d’autre que mettre sous Prozac leurs supporters. Oui, nous autres supporters, qui n’avons plus qu’à chercher comment appréhender ces équipes pour qu’elles soient le moins nuisibles possible à notre stabilité psychologique et notre intégrité mentale.
Au final, peut-être n’avons nous plus qu’à nous occupper d’une manière ou d’une autre en attendant que notre club, pourri jusqu’à l’os qu’il est, sombre dans l’apocalypse footballistique vers laquelle il se dirige et vers laquelle il tombera tôt ou tard par des biais financiers, juridiques, ou encore tout simplement sportifs. Mais le pire c’est que toute populace touchant de près ou de loin au football fait partie de cette machine monstrueuse qu’est un club de foot aujourd’hui. Même moi qui suis beau, je participe à la pérennnité de la condition merdique actuelle du Paris Saint-Germain, à cette condition de viande donnée aux fauves médiatiques, footballistiques, LFPique, ou encore vendeurdécharpique qui peuplent la société actuelle, tout simplement parce que l’on fait partie de la masse, qu’on le veuille ou non, et que même le vendeur de sandouiches-merguez avariés aux abords du Parc des Princes participe à ce qu’est le PSG: un monstre, qui trop biaisé et baisé par l’ignorance, en est devenu l’instance.

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