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OM – PSG: L’avis de Tombyk

Posté par dans Articles le 17 février 2008

l'avis de tombyk sur om psg sur le parizinzinLes PSG-OM, OM-PSG sont des matches particuliers pour moi. Le PSG, tout simplement, est particulier pour moi. Mon cerveau a développé une partie où tout ce qui a cours au club de la capitale vient s’y enfouir. Manque de bol, cette faculté de tout connaître du PSG empiète des fois sur d’autres parties de mon cerveau, genre la partie qui retient les choses utiles, sur ma santé.

Cet OM-PSG ne déroge pas à la règle. Il est attendu depuis de nombreux jours. Certes, je vois le PSG perdre, mais après tout, on n’est pas à l’abri d’une nouvelle surprise, genre Cana qui déclare son amour du PSG en dribblant Mandanda et en poussant la balle dans les filets. La vraie surprise, le vrai plaisir, c’est que Diouf croyant à une victoire de l’OM débouche une bouteille de champagne, qui percute le crâne creux d’Anigo, mettant fin à son existence minable, celle d’un homme qui, bien que riche, n’a jamais quitté son Marseille natal, sauf pour aller à Cassis ou Menton, des villes bien sympathiques, car la vraie vie, c’est bien connu, c’est dans le Sud.
A paris, les gens tirent la gueule dans le métro, alors qu’à Marseille, quand t’as la tête dans le cul, que ton boss est un connard, ben tu souris à la vie car tu habites à Marseille, et Dieu ne peut te faire un plus beau cadeau que de vivre dans le Sud.
A Marseille, y a la Canebière, le Vieux Port, Notre Dame de la Garde, le Vélodrome, 4 « monuments » qui font une fierté d’une ville qui ressemble à s y méprendre à Garges-lès-Gonesse, sauf que c’est la 2e ville de France.

Enfin, voilà, je ne porte pas dans mon coeur les marseillais, pas seulement l’OM.
Mais maintenant, je vais vous expliquer pourquoi je n’aime pas l’OM.


En l’an 10 avant Vahid, l’OM était au sommet. Ils gagnaient tout. Avec des méthodes pas très nettes, mais après tout, on a fait sortir le dopage du cyclisme combien d’années après son apparition ? Et le dopage n’est pas encore éradiqué dans le vélo, autant dire qu’à Marseille, le mafieux est roi. Et pour un peu que tu aimes le sang, tu es la bienvenue.
J’étais jeune et je ne comprenais pas tout au foot, alors, mais je me rappelle de joueurs avec des couettes, vétus de blanc, qui mettaient de bons gros coups à des joueurs bleus et rouges, qui attendaient désespérement un secours de l’homme en noir. Mais rien ne venait.

le fair play selon l'olympique de marseille

Ces images ont forcément joué lorsque j’ai dû choisir un club. Ben oui, j’étais au collège, je ne pouvais plus jouer aux billes dans la cour, et il fallait faire comme les grands, c’est à dire parler. La politique, la guerre dans le monde, c’était des sujets trop durs à atteindre, alors j’ai opté pour le foot et j’ai choisi le PSG que j’ai aimé comme une femme. Cependant, si une femme s’intéresse un peu à moi, je promets de l’aimer comme le PSG.

Être supporter du PSG n’a pas été facile, et les matches contre l’OM m’ont donné de bons et mauvais moments.

Le 1er qui me vient à l’esprit, c’est celui de l’an 9 avant Albert Baning, un choc entre les premiers du championnat, qui aurait dû logiquement accoucher d’un match nul comme il y en a eu souvent entre les 2 équipes. Mais, non. Ca ne s’est pas passé comme ça. J’écoutais Sport O’FM et la pub se coupe pour annoncer un pénalty au Parc. J’espère naïvement que c’est pour Paris, mais pas de miracle, le commentateur annonce qu’un pénalty logique est sifflé par l’arbitre et transformé.
Une nouvelle défaite, mais c’était à une époque où il n y avait pas 74 émissions de foot à la minute, ni Internet (comment a t-on pu faire pour s’en passer ?) et j’ai découvert, le matin, avant d’aller en cours, que le pénalty était litigieux. Le mot est prononcé du bout des lèvres. Il va empoisonner ma journée, face aux supporters marseillais qui exhibent leur maillot Ericsson. Si j’avais 40 centimètres de plus, 40 kilos en plus, et si j’étais accompagné par 7-8 amis, on leur aurait pété la gueule.

L’année suivante, la vengeance avait un nom. Bruno Rodriguez ! Venu avec Gravelaine et Madar, Rodriguez a débarqué au mercato pour repartir 6 mois plus tard. Un bel achat car ce jeune homme au crâne ras égalise face à un OM leader du championnat, alors que dans l’autre match, Bordeaux s’impose à Lens. Le championnat quitte les mains marseillaises pour celles de Feindouno, jeune prépubère. Quand Marco Simone a donné l’avantage, ma gorge a sorti un son grave, c’était la 1ère fois, et celui-ci a duré assez longtemps pour réveiller ceux qui avaient le malheur de s’être endormi au salon.
La banane s’était installée sur ma face, tandis qu’elle entrait dans l’entre cuisse des marseillais. Tellement heureux, j’enfilais le lendemain matin mon maillot Opel pour chambrer les marseillais. Manque de pot, j’avais toujours pas pris les 40 centimètres, ni les 40 kilos, ni les amis. Et les marseillais l’avaient mauvaise, alors ils ont eu raison de moi. Rien de grave mais je crois avoir compris, ce moment-là, que l’OM avait également des gens qui vivaient pour elle, uniquement, et l’avaient mauvaise. Je ne regrette toujours pas mon geste. Peut-être que Sarkozy lira cet article lorsque la guerre sera déclenchée entre l’OM et le PSG.

Comme vous pouvez le voir, chaque PSG-OM est gravé dans ma tête, comme si c’était hier.

Je me rappelle de ce PSG-OM qui était tombé le jour de mon anniversaire pour voir l’OM s’imposer 2-0 chez nous, et de ce match retour sulfureux, totalement raté et perdu 4-1.

Je me rappelle également de ces PSG-OM que j’ai vu à l’extérieur. Et oui, j’ai grandi avec le PSG. J’ai obtenu mes permissions de sortie avec les matches du PSG.
Ce jour-là, à Paris, on cherche désespérement un bar diffusant le match. On passe 2h à chercher, dans le froid, avant de voir le match enfin diffusé. Pas d’argent pour consommer, on se terre au fond, le nez dégoulinant, les yeux emplis d’espoir, avec pour voisin un mec qui s’exclamait « Belmadi ! Belmadi ! » dès que l’OM avait la balle. Une fois de plus, le PSG perd face aux terribles marseillais, emmenés par Bakayoko et Weah, un siècle à eux deux.

le supporter selon l'olympique de marseille

Puis arrivent les années un peu moins noires. Celles des années 4-5-6 après Charles Biétry.
Paris enchaîne 8 victoires consécutives, toutes plus belles les unes que les autres, chacunes avec leur histoire, leur contexte différent, toutes autant délicieuses.
Y a celles devant Canal en crypté, celles dans ma chambre avec un baladeur, celles avec les amis chez eux, celles avec les amis au bar. La fin du monde dès qu’un marseillais marque, l’extase dès que Paris prend le jeu à son compte. Lorsque Edouard Cissé a marqué, je me rappelle avoir sauté dans des bras de gens totalement inconnus dans un bar ; lorsque Bernard Mendy a marqué son 3ème but, j’ai enlevé mon maillot et je l’ai jeté par la fenêtre. Je me suis rendu compte de mon geste et j’ai fait les 9 étages à pied, en espérant ne rien avoir raté.

Même si je respire moins le PSG qu’auparavant, ces matches restent des exutoires pour moi.
Invité par Tonio, au Stade de France pour la finale, je suis celui qui a fait vibrer les latérales, celui qui ne s’est jamais assis au grand dam du vieux derrière moi, celui qui a enlevé puis remis puis enlevé son manteau de stress, celui qui a entonné un « We are the Champions » dans une tribune vide.
Il devait y en avoir d’autres, mais j’étais dans ma bulle (dédicace à Diam’s), tellement heureux que j’ai marché une demie-heure pour aller à la gare de Saint Denis, sauf que je me suis retrouvé à la Porte de la Chapelle, et que je suis monté dans la voiture d’un immigré pour rentrer chez moi contre 15€.

Chaque match a son histoire, a ce quelque chose d’unique qui marque mes esprits, celui des supporters, celui qui fait que j’aime ces matches.
Peu importe le résultat, ils font qu’à chaque match, je confirme ma passion pour le PSG. Je ne le crie peut-être sur les toits qu’une fois tous les 2 ans, mais c’est une étape obligatoire pour tout bon supporter.

Si je calcule bien, le match au Stade de France était il y a 2 ans. Il est temps que le rituel reprenne son cours.

Tombyk

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5 Commentaires
fredleparigodukob a écrit le 17 février 08 | #

salut mec!

je vein de lire ton article et j’ai lu que tu gardais tous les psg om et om psg en memoire mais laisse moi te dire que sur l’un d’eux ta memoire a deraillé lol
en effet marco simoné n’a pas marqué le 2eme but face a l’om mais le premier et donc rodriguez a marqué le second!
cette petite rectification s’imposais! 😉

Le-Grand-Schtroumpf a écrit le 17 février 08 | #

Salut ! Génial ton p’tit article ! Moi aussi je suis à fond derrière le psg, 2e saison en abonné… mais cela ne m’a pas empéché avant, moi aussi, d’aller voir Rodriguez priver l’OM du titre, ou encore Dhorasso nous permettre de chambrer les marseillais pour longtemps !
J’ai pris plaisir à lire (et relire) ton article, je reviendrai plus tard, ton blog est sympa !

Bon match pour ce soir !

Tietie007 a écrit le 18 février 08 | #

La Ligue 1 a besoin des de ces deux clubs …donc en tant que marseillais, j’espère que vous vous en sortirez …car des V.A-Caen ça m’emmerde un peu ! Bon, c’est vrai, on vous a fait une vacherie en vous refilant Péguy, mais c’est un donné pour un rendu, on s’est bien coltiné Fiofio !

100% anti marseillé a écrit le 19 février 08 | #

salut a touse le match et fini et un paragraphe de plus a ton articleee un landeau catastrophique ( une foi de plus) un peguy completement detrui par chernobil et un bertrand completemen defoncé avan le match ( mr layec ) on permi a ce 67 eme classico de donné une victoir a ces rat de marseillé bref ton site et terible surtout larticle sur les bouché nicois 😉 bonné cointinuation et si tu cherche un redacteur LOL pensse a moi

canniggia a écrit le 11 avril 08 | #

salut,
je suis 100% marseillais, j’ai 30 ans et je vais à l’OM depuis 1986. je me suis un peu reconnu dans ton article avec la même vision de la vie à travers mon club, sauf que c’est celui d’en face. bref nous avons la même passion mais pas les mêmes valeurs.
quoi de plus beau qu’un jour de PSG.OM???? je ne vois pas grand chose, en tout cas pas un OM-LYON.
et le pire dans tout ça c’est que je trouve moi aussi votre ville insipide, abjecte voire déprimante. j’ai commencé ma carriere dans l’administration par trois années à paris. résultat, moi qui croyait etre un dur, cela s’est conclu par un mal-être quotidien, stress, deprime, insomnies, somnifères puis par une demande de rapatriement sanitaire vers le soleil.
bien que cela serait difficile de vivre une saison sans classico, j’espere que vous irez en ligue2…à mes yeux cela sera vécu comme un titre, et ça tombe bien puisqu’on a rien gagné depuis longtemps.
mon plus grand souvenir d’un OM-PSG? le penalty de ravanelli ! ! ! (devant la tete de Boli)

bises à bientôt

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