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3615 Alexis Le Parizinzin

Le PSG, ce Playmobil

Posté par dans Articles le 10 avril 2006

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On avait à nouveau espoir en le PSG. Sportivement avec un nouvel élan à confirmer, extra-sportivement avec la cession du club par Canal +, … On avait à nouveau espoir… et on avait surtout oublié que le PSG n’était pas un Légo mais un Playmobil. So failed Playmobil.

C’est tout de même triste de supporter le PSG. On passe des mois à se demander quand est-ce que les joueurs vont se bouger le fion et nous prouver leur valeur sur le rectangle vert et c’est quand tout est quasiment perdu qu’ils décident de s’y mettre. Et là, dans un élan de renouveau, ils se mettent à nous redonner espoir. Surtout quand en annexe on apprend que Canal + s’apprête à vendre le PSG, et que divers investisseurs ont la connerie les testicules nécessaires pour reprendre en main ce club dont on pourrait facilement croire que personne ne veut. Et on attend de voir, quand on en parle avec des gens on dit qu’on garde un certain doute, etc… mais au fond de nous c’est comme une flamme qui se réveille. A tort. Car encore une fois, cette flamme se revèle n’être qu’une étincelle d’un briquet vidé de son gaz, comme un sursaut qui nous traverserait si on nous jetait un bout de pain à la gueule, comme une dernière convulsion d’un poisson qu’on a pêché dans la journée et qu’on s’étonne de voir gigoter quand on lui coupe la tête jusqu’à ce que Antoine et sa chemise à fleurs nous disent que c’est à cause des nerfs gnagnagna etc. Le poisson en tout cas, il aura essayé de bouger une dernière fois avant de décéder. Notre espoir aussi, faut croire.

C’est peut-être un peu ça le syndrome de Stockholm. Une atteinte mentale, une atteinte pathologique à notre coeur et notre esprit qui fait qu’au fond de nous on espère cycliquement que notre tortionnaire redeviendra notre bienfaiteur; qui fait qu’on reste auprès de lui en conséquence. :ph34r: Et qu’on finit par se contenter de ce mouvement perpétuel, de ce va-et-vient entre espoir et anéantissement de plus en total, de cet espèce de TOC dans un cercle vicieux qui à chaque tour nous détruit un peu plus. Au final, être avec le PSG, c’est un peu être son jouet, se laisser balader ci et là, se faire valdinguer dans tous les sens. Et comme tous les jouets, on finit par se casser d’une manière ou d’une autre; partiellement, parfois totalement, de manière réparable ou non. A moins d’être un Légo. Car être un Légo, c’est ne jamais se casser; c’est être apte à progresser. C’est être capable de s’adapter à d’autres pièces, de s’adapter à toutes sortes d’expériences et d’évoluer comme ça au fil du temps. Et si un jour tout fout le camp et tout tombe, on aura toujours nos petits trous dans les jambes et sur le cul pour s’agripper à quelques pièces et s’en servir pour reconstruire quelque chose.

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Y a pas à dire, les Légo y zon quand même plus la classe que les Playmobil.

Mais quand on est un Playmobil, c’est différent. Parce que quand on est un Playmobil, on aura beau essayer d’empiler des pièces voire grimper dessus, tout foutra toujours le camp et s’effondrera d’une manière ou d’une autre, et y aura plus qu’à recommencer pour re-rater. Et oui, quand on est un Playmobil, on a pas les trous sur le cul qui font la différence. Ainsi donc pour l’instant le PSG a juste essayé d’empiler des pièces de Playmobil et de grimper dessus. Et à chaque fois il est tombé car tout s’est bousillé et il pouvait s’accrocher à rien. Quel con ce Playmobil, vraiment. Si seulement le PSG avait été un Légo… on en devenait un ? On a pu espérer une Légoïfication quand Luc Dayan s’est ramené avec un projet qui semblait sympa tant par ses motivations que par les hommes le composant (Raï et ses bouclettes, son sourire, sa peau mate :coeur: ). Peut-être que ça aurait pas marché, mais ce qui est sûr c’est qu’avec des gens comme ça on aurait eu envie d’avancer main dans la main, de construire, et de reconstruire si besoin. Ca aurait été différent d’avec le déshumanisé Canal + qui a fini par considérer le PSG comme un jouet, un Playmobil avec lequel on a au final plus rien pu construire.

Le constat en 2006, c’est que le Paris Saint-Germain est devenu le jouet de tout le monde, et que cette tendance, dont l’origine ne date pas d’hier, est allée crescendo d’années en années. Déjà à la fin des années 1990 s’annonçait le grand n’importe quoi. la coupe de cheveux d’Igor Yanovski Alain Giresse et la pulvérisation du record de durée de vie à la tête d’un club, Philippe Bergeroo limogé après avoir mené le PSG à la seconde place, … Puis au début des années 2000, les Dalmat, Luccin, Distin, Anelka, etc, payés à coups de milliards d’euros pour un rapport qualité/prix de misère… puis la génération latino-hispanique made in Fernandez des De Lucas, Aloisio, Hugo Leal, Tonton Cristobal, ponctuée ci et là de Francis Llacer et Jerôme Leroy, etc… en interne, le PSG a été tour à tour le jouet de Biétry, Perpère, Luis,… puis plus tard quand on a eu l’impression qu’on ne jouait plus et que ça redevenait sérieux, qu’on arrivait à construire une ébauche de quelque chose de Légo, Canal + a décidé de reprendre son jouet à lui qu’il avait payé avec son argent de poche. Aurevoir Vahid, aurevoir Graille, bonjour Blayau, Moutier, re bonjour Fournier, aurevoir Fournier…

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Canal-Price présente: Paris, pour les grands et les petits.

Forcément quand on a un joli jouet, on fait des jaloux et des rageux. Alors tout le monde veut s’en servir ou cracher dessus, en interne mais aussi en externe. Par exemple: la Ligue de Football Professionnelle et ses « sanctions-exemples » qui ne résolvent aucun problème, le Conseil National de l’Ethique créé pour appliquer deux sanctions en 4 ans à l’encontre de Fabrice Fiorèse pour simulation et du PSG et l’OM pour « atteinte à l’image du football » avec le retrait d’un point qui fausse le championnat, Stéphane Moulin et la distribution de 3 cartons rouges à Paris en un match contre le Lille OSC lors de la 6ème journée de la saison 2002-2003, Bertrand Layec :x: et ses erreurs d’arbitrage teintées de rouge en finale de Coupe de France contre Auxerre en 2003 à l’encontre de Hugo Leal et en 2006 lors de la 34ème journée de Ligue 1 contre Lens envers un Yepes qui sera suspendu tandis que Dindane rentrera discrètement à sa maison sans que personne ne l’embête pour sa simulation plus qu’évidente, pas même Dominique Rocheteau qui sur le coup n’a pas fait peur du tout comme il annonçait le vouloir à France Football… Les médias également, qu’ils soient papiers, télés, radios, ou autres, participent à tourner et retourner les problèmes du PSG, y compris lorsqu’ils n’existent pas, à abreuver les foules de rumeurs, d’histoires, de jugements… une foule qui finit elle aussi par jouer avec le PSG d’une manière ou d’une autre, que ce soit la populace qui profite du PSG pour vendre des merguez, des écharpes et des places aux abords du Parc des Princes, ou la populace qui profite du PSG pour se défouler en tribunes, dans la rue, pour déverser sa haine verbale, pour assurer la perennité de la xénophobie footballistique envers les clubs du Sud, du Nord, de l’Ouest, de l’Est, du Centre, du trou du cul du monde… menfin bref.

Aujourd’hui trop de monde joue plus ou moins avec le PSG. C’est comme quand Kévin ramène son jouet à l’école, il y a ceux qui regardent le jouet de loin, et ceux qui font la démarche de se l’approprier en lui piquant, en lui empruntant, en le copiant,… l’Olympique de Marseille par exemple n’est pas le frère ennemi du PSG pour rien, tant les parcours de ces deux équipes se ressemblent et semblent s’être copiés dans leur essence même, puisqu’ils sont deux jouets à disposition de millions de joueurs. Mais pour s’approprier le PSG Playmobil, certains sont
plus malins. Ou tout du moins, leur porte-monnaie est quantitativement intelligent. Et parfois leur cerveau a l’air de suivre. Luc Dayan semblait incarner cela. Et Kévin Canal + était prêt à lui vendre son jouet, mais il a fallu que tout parte en coucougnette d’une manière obscure, que les médias en rajoutent, que ci, que ça. Au final, l’avenir du PSG n’a jamais été aussi trouble qu’en ce moment.
Va-t-il être Qatarifiés, avec les chèvres sur maillot et autres qui en découleraient, ou bien va-t-il être Colony-Capital-ifié, avec Luis Fernandez les déviances sportives qui s’ensuivraient, ou bien va-t-il être partagé tout simplement dans un compromis intelligent et bénéfique pour tout le monde, y compris la stabilité psychologique de nous autres supporters ? On peut toujours espérer. Espérer que le prochain propriétaire du club n’aura pas pour unique motivation de faire une dernière fois joujou avec le Playmobil PSG avant qu’il ne se casse définitivement et que l’irréparable se produise. Espérer qu’il ait envie de transformer le Playmobil en Légo. Ce qu’il en reste c’est que le PSG est à un tournant de son existence; et ce virage, on ne sait pas s’il va être négocié avec une Harley ou un Solex mono-roue. Qui vivra verra.

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