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3615 Alexis Le Parizinzin

C’est la trêve ; vive le vent d’hiver

Posté par dans Articles le 27 décembre 2005


La trêve hivernale est arrivée; l’occasion pour nous de faire le bilan de la première partie de saison du PSG, et de fantasmer sur l’avenir tout en constatant un présent d’ores et déjà tumultueux…


On l’attendait depuis des mois, la voici enfin; la trêve nous jette les yeux en arrière et sur nos feu rêves d’un PSG définitivement décidé à nous faire danser dans la stabilité. Illusoire. Car nous dansons, certes, mais une fois encore nous dansons autour d’un bûcher tout prês d’être allumé ; pratique intemporelle s’il n’en est, puisqu’en mai 1431, après s’être fait vendue aux Anglais par Jean de Luxembourg, Jeanne d’Arc se faisait déjà brûler vive à Rouen pour hérésie; en janvier 1969, le tchécoslovaque Jan Palach s’immolait sur la place Wenceslas à Prague pour protester contre l’invasion de son pays par l’URSS; en novembre 2005, tandis que des enfants jetaient du wite-spirit sur les Renault 5 et les Fiat Panda de leur quartier, une mémé qui venait de rater Plus Belle la Vie sur France 3 s’immolait en plein milieu de la rue (source: Le Parisien). On peut en effet voir que l’immolation a traversé les siècles, les millénaires, et s’est étendue jusqu’aux lieux les plus reculés, jusqu’aux esprits les plus stables en apparence mais en fait déséquilibrés par moultes facteurs religieux, idéologiques ou footballistiques.

Par exemple, stable le PSG, c’est ce que certains croient encore tels de braves supporters roulant en CX peinturlurés de maquillage Rouge et Bleu made in Lens, moutons-de-panurgés par la « ferveur », la « passion », « l’amour du maillot »; de biens jolis mots, aujourd’hui rangés dans une boîte en titane cadenassée enfouie sous l’oreiller de Frédéric – Moustached – Thiriez et ses amis du foot business cercle-vicieusement renfloué à coups de six-cent millionaines d’euros. D’autres passionnés du club de la capitale manquent de se défenestrer de leur rez-de-chaussée quand Francis Llacer une voix les appelle depuis le placard en pleine nuit® pour leur annoncer que le PSG n’arrivera jamais à redorer son blason sans Luis Fernandez, tandis que les plus bornés remettent et remettront sans cesse en cause le staff, les joueurs, les kinés, les ramasseurs de balle, les paraplégiques sur le bord de la pelouse du Parc, manipulés qu’ils sont par des médias torchons prêts à tout pour faire fantasmer sur Robinho ou se soulever la populace en brassant du vent, ou manipulant dans l’exigence qu’ils sont tels certains présidents qui moulinaient dans la semoule avec la seule volonté de satisfaire leur caprice d’un Paris reconstruit en un jour.

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En juillet, Paris perdait les JO ; Bertrand Delanöe se faisait le précurseur de la mode Automne/Hiver.

Ces faits se vérifient encore cette saison, où le PSG semblait parti sur de bonnes bases; nouveau Président: Pierre Blayau, ex-patron de Moulinex où il avait licencié 3000 salariés et avait été mis en banqueroute ; nouveau directeur sportif: Jabba-Michel Moutier, vieux de la vieille qui « connait le PSG » et, aidé d’Alain Roche à la cellule recrutement, a su faire venir des Dhorasoo et des Kalou mais a en contrepartie plié entre autres devant l’autorité du terrifant Chewbacca Cana, père de Lorik Han Solo Cana, mercenaire intergalactique qui a décidé de se ranger du côté du maillot clair de la Force; nouvelles têtes, adieux tristes à certains, imbroglios et quiproquos, mystères. Le PSG 2005/2006 semblait en effet bien lancé, et l’a prouvé par un début de saison où il réussit l’exploit d’atteindre une première place inespérée, plus tenue depuis des semaines, des mois, des années, des siècles, depuis que la Ligue 1 est devenue un monde vide, ravagé par une guerre nucléaro-financière confrontant des Perpères, Dreyfus et autres Svara aux environs des années 2000, un monde dévasté où l’Élohim Aulas, soutenu par le prophète Sonny Anderson et conditionné par un environnement Raëlien sain et durable, a aidé une équipe à réaliser tout son potentiel et à finalement assoir sa supériorité flagrante après des années de progression constante en marge des fous de billets verts. Un PSG, donc, bien parti mais vite rattrapé et étouffé et surpassé par les designers de l’espace.

C’est ainsi que le PSG n’a pas oublié qui il était et a ré-affirmé son identité en redevenant irrégulier. Gagnant ou presque devant les « petits », perdant ou presque contre les « gros » (Lens, Lyon, Marseille, Guy Carlier), il a su montrer que ses joueurs étaient une fois encore des têtes de mule, de melon ou d’ahuris, des joueurs capricieux à l’idée d’aller sur le banc voire de jouer à droite plutôt qu’au centre, illuminés devant la beauté du Vélodrome jusqu’à tracer un trait sur la défaite, ou encore dotés de boules quiès et d’oeillères au point de confier à Laurent Paganelli en fin de match qu’il « y avait la place pour faire quelque chose » à Gerland après un non-match lamentable. Des joueurs difficiles à remettre en cause, et bien évidemment le choix final d’une tête de Turc. Non pas Vahid Halilhodzic, parti entre-temps au pays de Mustafa Kemal Atatürk et dédommagé de 3,5 M€ pour « licenciement abusif », avec en prime le prestige d’être le premier entraineur renvoyé à récupérer autant d’argent de son ex-club ; non, pas Vahid Halilhodzic, mais son remplaçant: Laurent Fournier. L’ère Vahid a fait naître la notion de Taupe, l’ère Fournier aura démontré que celle de Tête de Turc est éternelle et fatale. Le Paris-Saint-Germain Football Club s’y est une fois encore résolu, car le Paris-Saint-Germain Football Club, bien qu’il soit à une honnête 5ème place du classement de la Ligue 1 Orange, à un seul tout petit point du premier (Lyon ne jouant pas dans le même championnat que nous), ne satisfait pas Pierre Blayau. L’ex-président de Moulinex, sûrement accomodé de cette méthode, a décidé de licencier Laurent Fournier, et par la même de s’inscrire dans la continuité de la tradition Parisienne qui veut qu’un homme soit chaque année immolé sur l’autel des médias-torchons-en-quête-de-crise.

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Consolation pour les Parisiens; la Mairie de Paris leur offre des WC portatifs.

Aujourd’hui mardi 27 décembre, il neige dans le Val-de.Marne. C’est joli. Aujourd’hui mardi 27 décembre, Guy Lacombe s’annonce comme le cadeau de Noël à retardement du Paris-Saint-Germain Football Club. C’est joli ? C’est en tout cas le premier mouvement au club à l’approche du mercato hivernal. En février 2005, Vahid Halilhodzic était démis de ses fonctions pour son style trop « dur sur l’homme », Fournier le remplaçait alors et redonnait de la douceur aux joueurs-battus du PSG, aujourd’hui on a décidé qu’il était temps de remettre un père fouettard à la tête de l’équipe. Car Guy Lacombe est un sanguin, un passionné, un caractériel, un fou du slip, et il risque de se confronter à moultes joueurs melonnés ou influençables. Mais Guy Lacombe a reçu le titre de meilleur entraîneur de Ligue 1 en 2002-2003. On l’excusera donc un temps. Puis voyant que les joueurs penseront une fois encore plus à leur égo qu’à leur équipe et n’arriveront pas aux objectifs fixés par Pierre Blayau, on remettra Guy Lacombe en cause. Et dans moins d’un an, il sera démis de ses fonctions à son tour. La vie du PSG est très cyclique. Néanmoins on ne peut s’empêcher d’espérer, puisque sa manière de recruter est, elle, très aléatoire. Le recrutement catastrophique, le PSG sait faire. Le recrutement à coups de millions, de même. Mais le recrutement qui nous donne envie de scander « bien joué » se fait rare, et quand bien même il pointe le bout de son nez, il nous ramène une exception qui confirme la règle, un Semak, un Boskovic, un Hugo Leal.

Mais cette année nous avons l’efficace Moumoute, et peut-être cette trêve hivernale sera l’occasion de renforcer l’effectif,
affaibli par la déportation de Lorik Han Solo Cana par son père vers le pays des Ribéry, affaibli également par la CAN à venir, puisque Mbami aurait du partir et nous soulager au moins un mois de sa nullité mais a décidé de rester au club. La recherche d’un nouveau milieu défensif reste donc une question non-élucidée. Dans tous les cas il est de mise de se renforcer pour avoir un véritable banc ; en cas de blessure d’un quelconque joueur, cela s’avérerait en effet compliqué pour Laurent Fournier Guy Lacombe de composer avec un Sergeï Semak et un Paulo Cesar éjectables mais bouches-trou, et un Sylvain Armand baladable. Espérons donc que Jabba-Michel Moutier accouchera de plusieurs (bons) joueurs en janvier. Et que Guy Lacombe saura s’adapter aux joueurs, aux nouveaux mais aussi à l’équipe actuelle. Car il serait triste de la voir une enième fois imploser. Certes, Guy Lacombe a certainement les moyens de remplir son nouveau rôle. Mais fini le petit job de consultant à Canal +, le voila propulsé tête de proue d’un bateau qui tangue depuis trop longtemps et où l’on se contente de crever machinalement les bouées de sauvetage en pleine tempête, et parfois même quand les eaux sont clémentes.

guy lacombe aveugle triste tatons yeux fermes
Guy Lacombe sait-il où il met les pieds ? Réponse en mai 2006…

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