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ANTIS PSG, VOUS AVEZ TUÉ MON CLUB

Posté par dans Articles le 17 avril 2008

« Le PSG manque d’amour (…) pour que je te fasse un bon centre en retrait, il faut que je t’aime. Si je m’en bats les couilles de toi, je te laisse une cacahuète » – Jérôme Alonzo dans L’Equipe, février 2006

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Il y a des jours comme ça, où sans comprendre pourquoi, on se remémore nos souvenirs. Qu’est-ce qui nous amène à nous replonger dans le passé ? La force des choses présentes, peut-être, cette sorte d’impasse inéluctable à laquelle on sait que l’on finira confronté, et qu’un jour on rencontre en l’ayant presque oublié. Ce mur qui nous est d’abord indifférent, et dont on finit par se rendre compte que l’on n’arrivera pas à le contourner. Que si l’on veut le briser, cela ne se fera pas sans que l’on y mette tout notre coeur.

Comme beaucoup d’autres, cela fait longtemps que je supporte le PSG; mais à vrai dire, j’en ai surtout connu les années noires. Francilien de ma naissance à 2007, abonné au Parc des Princes un temps, je suis aujourd’hui expatrié hors de la région Parisienne. Si les années ont peu à peu relégué le PSG à un rang secondaire de mes préoccupations, mon amour pour le club quant à lui est demeuré intact. Ce qui m’y rattache, ce sont des rêves de gosse, des souvenirs impérissables, des émotions fortes; de mon premier match au Parc des Princes aux finales de Coupes, jusqu’à la situation actuelle …

Mes premiers souvenirs remontent à l’année 1998. Ce samedi 4 avril, le PSG joue la finale de la Coupe de la Ligue face à Bordeaux. J’ai 10 ans et de la magie plein les yeux. Je vois en rouge et bleu, c’est les couleurs que j’aime; Paris, c’est mon club. Dans ma chambre, j’ai un poster du PSG vainqueur de la Coupe des Coupes offert par le Journal de Mickey. En ce soir de printemps, il y a une jolie lumière qui passe entre les immeubles, qui traverse les rideaux et qui rentre dans le salon. En ce soir de printemps, je suis un banlieusard du 94 parmi tant d’autres, scotché devant la télé avec son père et son grand frère, à espérer que l’histoire ne s’arrête pas là face aux Girondins.

Car ce soir, le PSG est mené 1 but à 0, et nous sommes dans le dernier quart d’heure.

Tout à coup, pénalty, à 10 minutes de la fin. Captain Raï est chargé de le tirer. Sa tentative est repoussée. Fraîchement rentré en jeu, Patrice Loko est à l’affût et récupère cette balle perdue, adressant une talonnade à Marco Simone, qui reprend, et qui marque ! Explosion de joie dans le salon, retour des sourires plein d’espoirs, et prolongations au Stade de France, qui se solderont par une égalité, 2 buts partout. C’est sur une nouvelle passe décisive de Patrice Loko que Raï inscrira le second but Parisien, avant que les Girondins n’égalisent, maintenant le suspense jusqu’au delà du temps règlementaire.

Au final, c’est un Patrice Loko définitivement revanchard qui marquera en dernier lors de la séance de tirs aux buts, offrant ainsi au PSG sa seconde Coupe de la Ligue. Deux mois plus tard, Paris réalisait le doublé. Et cinq mois plus tard, je découvrais le Parc des Princes.

michel denisot est un bogoss en tongs

PSG – Monaco, 19 septembre 1998. Les sorties étant rares, c’était une grande occasion. Une soirée tellement spéciale que, chose incroyable, mon frère et moi avions réussi à obtenir de notre père qu’il nous offre un maillot chacun: un domicile, un extérieur, floqués respectivement Simone et Loko, à la mini boutique près de la tribune Paris – où nous avions nos places. Jamais on ne m’avait fait pareil cadeau avant, c’était comme si on m’offrait un peu de rêve ! Et je n’avais encore rien vu.

C’est au moment d’entrer en tribunes qu’il s’est passé ce quelque chose. Ce moment où, avec notre coeur de gosse, on grave quelque chose à jamais au fond de soi. Du haut de ma dizaine d’années, j’étais hypnotisé. J’avais des étoiles plein les yeux. Et pendant tout le match, j’étais comme en transe, témoignant – déjà – d’une aversion pour le corps arbitral – on se rappelle encore aujourd’hui de la manière dont je hurlais ! Mon père me disait même qu’on aurait dû me mettre en virage. C’est vrai que gueuler, j’aime ça, à vrai dire.

Le PSG a remporté ce match 1 à 0, sur un but de Lachuer. Ce n’était pas un super match, mais peu importe la manière, car il y avait eu un déclic. Ce que je savais dès lors, c’est que j’avais ce club définitivement dans la peau. Ce que je ne savais pas, c’est que j’attendrais autant de temps avant de retourner au Parc. Ce que je n’aurais jamais cru, c’est la façon dont le PSG allait entamer ensuite une lente et douloureuse descente aux enfers.

Dix ans plus tard, mercredi 16 avril 2008. Il est 22h passé quand le PSG l’emporte contre Carquefou en Coupe de France. Un match âpre, pas très joli à voir, de ce qu’on m’en a dit; oui je le confesse, je ne l’ai pas regardé, mais mon excuse est que je n’ai pas la télé là où je vis aujourd’hui. Quelque part, peut-être que cela m’épargne un bien triste spectacle que j’ai déjà trop vu, celui d’une équipe détestée par ses adversaires, et essayant de se raccrocher à ce qu’elle peut, car plongée dans une énième crise… qu’est-ce que celle-ci a de particulier ? Hé bien, elle est parmi les plus graves. Sûrement est-elle même la plus grave de ces dix dernières années de déclin.

Une équipe incapable de réagir. Un staff qui ne trouve pas d’issue. Des actionnaires absents. Plus personne n’a de solutions. D’ailleurs, quelqu’un en a-t-il déjà eues ?

Personne n’arrive plus à rien depuis dix ans. Après le départ de Michel Denisot en 98, jamais personne n’a su reprendre le flambeau des glorieuses années 90. De Biétry l’incompétent à Blayau la dilettante, en passant par Perpère le dépensier et Graille le rigoureux, pour conclure sur Cayzac l’impuissant: aucun président n’a su redorer le blason du Paris Saint-Germain.
Sans parler des huit entraîneurs qui se sont succédés, ni des recrutements désastreux années après années, ni des actionnaires jamais impliqués dans le club. De Canal + post-Michel voulant se débarrasser de la patate chaude, à Colony Capital oubliant qu’il possède un club de football: aucun n’a jamais su voir le PSG autrement que comme une machine à fric.

Ah mais si. J’y pense. Francis Graille avait un plan de rachat du Paris Saint-Germain, mais il n’avait pas de sous. Dommage, car c’est bien avec Vahid et lui que le PSG a connu sa seule saison d’espoir en dix ans. La conclusion est peut-être hâtive, mais je me la ressasse depuis 5 ans maintenant: plu de sous = plu de starlettes ni de touristes = des joueurs humbles qui mouillent le maillot = une équipe de guerriers avec 11 leaders sur le terrain = des résultats. Sportivement, on tenait quelque chose.

jerome rothen hype fashionMais malheureusement, qui dit très bonne saison dit conséquences: prise de melon + chevilles qui enflent + recrutement = réapparition des starlettes = plu de joueurs humbles = plu de guerriers qui mouillent le maillot = plu de résultats.
A cela on ajoute la mauvaise gestion des supporters par Graille durant Vahid season 2, Vahid qui par ailleurs ne sait plus comment faire quand il s’agit de ne plus être un tyran, une Ligue des Champions complètement loupée, etc… et au final, on en arrive à un grand remue-ménage, dont ce qui reste porte un nom à consonance dollarisée: Colony Capital.

Retour à la case départ, avec le pire du pire. Retour à l’argent. Arrivée à un PSG qui paie un trentenaire plusieurs centaines de milliers d’euros par mois, qui recrute Albert Baning, etc … retour au syndrome incurable de la starlette sans mental et du jeune Espoir sans avenir. Flottements dans le classement de Ligue 1, retour à un PSG qui foire coup sur coup,… sur fond de billets verts.

La machine a été rodée comme pompe à fric depuis dix ans. A tel point qu’aujourd’hui, le PSG a été vidé de son essence. Le PSG n’a plus d’âme; le foot-business la lui a pris, pour la laisser se dessécher dans un désert d’or sans oasis, tandis que son coeur et son corps ont été abandonnés aux hyènes.

Et là survient le pire de l’histoire. Le plus scandaleux.

Car si le foot-business assume d’être là et de s’imposer, comme partout ailleurs dans le sport, les hyènes, elles, n’assument pas d’être là. Elles sont lâches, perfides. Elles se jettent sur les blessés, sur les cadavres. Ouvertement, elles approchent l’animal qui sait d’avance qu’il ne pourra pas répondre à leurs attaques.

Les hyènes, ce sont tous ces individus pour qui le PSG n’inspire que haine et dégoût.

Les hyènes, c’est vous. Vous qui détestez et faites détester les Parisiens.

Qu’il s’agisse de vous, les médias qui harcelez le PSG et ne le considérez que comme un moyen de faire des papiers assassins, de la désinformation et des reportages racoleurs, n’hésitant pas à attiser la haine envers le club, n’hésitant pas à faire prendre des proportions incroyables aux moindres évènements, n’hésitant pas à créer des climats de suspicion et de tension, n’hésitant pas à mettre la pression sur des joueurs qui souhaiteraient simplement que vous fassiez votre métier de journaliste sportif sans vous prendre pour des journalistes People.

Ou vous, qui vous défoulez sur la carcasse d’un animal à l’agonie, que l’on vous jette en pâture à l’occasion, à cause de supporters cons parmi d’innombrables autres, d’une banderole parmi d’innombrables autres, d’une simulation parmi d’innombrables autres, d’une expulsion parmi d’innombrables autres ! Vous la Ligue de Football Professionnel, vous la Commission Nationale d’Ethique, vous le Ministère de l’Intérieur, qui vous servez du Paris Saint-Germain comme d’un mannequin de crash-test dès qu’il s’agit d’infliger des sanctions exemplaires !

Ou encore vous, cachés en nombre indéterminé au sein des 40 millions de non-Parisiens de France, vous qui souriez déjà à l’idée de voir le PSG descendre en Ligue 2. Vous qui vous frottez les mains de pouvoir déverser votre haine sur tout ce qui a trait à Paris. Vous qui instaurez un climat détestable lors de Carquefou – PSG en ce mercredi 16 avril 2008. Vous qui menez un combat inégal en mettant en oeuvre une discrimination insupportable envers tout ce qui provient de l’Ile-de-France: des plaques d’immatriculation aux équipes de football en passant par les Franciliens tout court. Vous et votre anti-parisianisme, vous êtes coupables de « racisme régional« , comme dirait l’autre !

Vous, tous autant que vous êtes, qui maintenez et avez toujours maintenu une pression sans relâche sur le Paris Saint-Germain et sur les Parisiens. Si le club du PSG est tombé très bas à cause d’une gestion catastrophique et s’il s’est mis tout seul dans la situation actuelle, c’est en revanche bel et bien vous qui êtes allés l’achever froidement, années après années, en cherchant perpétuellement à l’enterrer, en vous incitant mutuellement à la haine envers lui, et en entretenant sans répit un climat dégueulasse envers des millions de passionnés qui n’ont jamais rien demandé d’autre que de pouvoir aimer librement leur club de football sans que cela ne les oblige à assumer d’être détestés partout en France.

Que peuvent répondre les supporters du PSG face à toute cette haine alors même que leur club est à un doigt de tomber dans le gouffre de la Ligue 2 ? Que pouvons-nous répondre à tout ça ? Que nous aimons profondément notre club ? Que nous voulons qu’il remonte enfin la pente ? Que nous l’avons dans la peau, que nous avons une passion inébranlable au fond de nous, un amour pour la vie ? Que l’on a des souvenirs merveilleux que l’on revoit avec nos yeux d’enfants ? Que l’on a vécu des choses intenses et fantastiques, des instants de communion et de chaleur incroyables ? Que le PSG nous a fait rêver, et que notre seule volonté aurait été de rêver encore un peu ?

OUI, nous pourrions répondre tout ça. Mais, parce que nous sommes Parisiens, c’est comme si nous n’avions aucun droit d’être traités comme des supporters comme les autres.

Que nous soyons des êtres humains avec des sentiments: vous n’en avez rien à faire.

Vous êtes cruels, injustes, et lâches. Mais ça aussi vous n’en avez rien à faire.

Car nous ne sommes que de la pourriture à vos yeux.

Mais alors dans ce cas, sachez le:

vous êtes des charognards et vous avez tué notre club de sang froid.

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5 Commentaires
Aboleira a écrit le 17 avril 08 | #

Texte tres poignat poignant Paris est magique et le resteras quoiquil arrive nen deplaisent a toutes ses raclures qui veulent enterrer le psg…
Paris a la vie a la mort!

Le Spectre a écrit le 17 avril 08 | #

Très beau texte malheureusement ce que tu dis est vrai. On ne peux pas lutter, on a aucun argument en notre faveur tant qu’on est supporter du Psg. Tous dans le même sac, pas de différence…

Chaprot a écrit le 20 avril 08 | #

C’est marrant car je faisais exactement la même observation hier sur la haine de la France entière envers le club. Faire son travail correctement au PSG est quasiment impossible en raison du climat détestable qui entoure les moindres faits et gestes des joueurs, dirigeants et supporters.
Tête de turc numéro 1 du sport national, grâce aux guignols et autres comiques à deux balles. Pour des joueurs de qualité c’était déjà difficile de supporter cette pression, mais avec des chèvres il est impossible d’obtenir de bons résultats.
L’histoire des messages au camp d’éloge va pouvoir une nouvelle fois abondamment alimenter les pires journaleux de France qui auront un nouvel épisode post « banderole de la honte » à présenter.
Guy carlier va pouvoir continuer son billet d’humeur qui commencera immanquablement par « quand je pense aux regards des enfants dans les stades… »
je les vois d’ici planter leurs cameras au décrassement, ils croiseront les doigts pour qu’un crétin s’en prenne physiquement à un joueur. Ils n’attendent que ça.
Si les premiers responsables sont les dirigeants d’une décennie noire, viennent ensuite des joueurs recrutés qui se sont chiés dessus au Parc parce qu’ils n’avaient pas le niveau, les instances arbitrales toujours prêtes à sanctionner le vilain petit canard du foot français, et les médias.
Ils ont tous, chacun leur niveau, tué le club.

Didi a écrit le 20 avril 08 | #

Ton texte m’a donné envie de pleurer tellement ce que tu décris dedans est la réalité. Je suis née peu avant toi en 1985, le psg je l’ai découvert au début des années 90. Ce psg là et encore plus par la suite le psg de Capitaine RAI m’a fait vibrer comme jamais… Alors peut être que nous replongeons dans le passé pour fuir la triste vérité d’aujourd hui : le psg meurt à petit feu tué par des incompétents.

Pour finir, j’entonnerai ce chant que j’aime plus que tout :
ALLEZ PARIS, ALLEZ PARIS,
OU TU ES NOUS SOMMES LA,
TU NE SERAS JAMAIS SEUL,
CAR NOUS DEUX C EST POUR LA VIE …

Bzh a écrit le 21 avril 08 | #

Bonjour à vous cher parisien.

Je suis un breton fraichement installé à Paris, je suis un fervent supporter du Stade Rennais, mais sachez que tout le monde ne déteste pas le PSG, ce club est un de celui qui a une des plus belle histoire du foot français, j’étais derrière le PSG lors de leur victoire en coupe des coupe, tout comme j’étais derrière l’OM lors de leur victoire en ligue des champions.

A mon avis le problème du PSG est tout ce qui gravite autour, les rapaces qui sont la pour ramasser le pognon.

Comme dans tout les clubs de france il y a des pseudo supporteurs, des mecs qui sont la pour foutre la merde, mais au PSG ça ne passe pas inaperçu car c’est le club le plus médiatisé de france.

Je condamne ce qui c’est passé lors de la finale de coupe de la ligue (banderole), mais je ne condamne pas le PSG ni tout ces supporteurs, je condamne simplement les imbéciles qui ont mis cette banderole.

Je regrette l’époque ou la france avait plusieurs « gros » club capable de gagner le championnat (PSG, OM, Nantes,Lyon,Lens), mais le championnat de ligue 1 régresse, il n’y a plus qu’un seul club en france capable de conquérir le titre de champion.

Mais malgré tout au fond de moi même je pense que si le PSG descend en L2 se sera un mal pour un bien, ça lui permettra de faire peau neuve et de garder seulement les joueurs qui mouillent le maillot pour revenir encore plus fort. 🙂

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